Le tourisme - Histoire de la ville

Le Relecq Kerhuon au fil de l\'eau, au fil des ans...

Le Relecq Kerhuon au fil de l\'eau, au fil des ans...

La commune fêté le centenaire de sa création en 1996. En 1896 les villages du Relecq de Kerhor, de Kermadec, de Sainte-Barbe, de Camfrout se séparé de Guipavas. C\'est la naissance de la commune du Relecq Kerhuon.

Un peu d\'histoire...

En 1841 Guipavas c\'est 5312 habitants sur 5000 hectares. Les villages du Relecq et de Kerhor c\'est déjà 1500 habitants sur moins de 500 hectares.

Ces villages à vocation principalement maritime et agricole n\'ont jamais été bien intégrés dans Guipavas, plus fortement rural et administrativement distant. Leur situation près de l\'estuaire de l\'Elorn leur conféra un destin propre et une renommée remarquable.

Flaubert, racontant dans ses mémoires la traversée de l\'Elorn, Eugène Boudin, le maître de Claude Monnet, auteur d\'une centaine de toiles sur Camfrout, les notables de la région et les nombreuses familles aisées qui vinrent s\'y établir attestent de l\'intérêt du site.

Un véritable port de pêche

Les lieux s\'avérant propices à abriter des embarcations, au début du siècle, Le Relecq-Kerhuon était un véritable port de pêche comptant une soixantaine de barques affrétées pour la pêche côtière.

Les Kerhorres, intrépides marins, embarquaient des femmes et rejoignaient, à la rame, les îles de Molène ou d\'Ouessant sur leur bateau typique. Les femmes pratiquaient la pêche à pied, pour approvisionner les halles de Brest, tôt le matin, en coquillages et crevettes.

D\'autres activités, surtout ouvrières, sont venues relayer progressivement cette tradition maritime. A partir de 1875-1880, sont créées deux usines de l\'Etat : la poudrerie du Moulin Blanc et la poudrerie de Saint-Nicolas (aujourd\'hui pyrotechnie)

Toujours un lieu de passage

Une caractéristique de la commune est par ailleurs d\'avoir toujours été un lieu de passage. Déjà au début du XIXème siècle, une route relie Brest à un embarcadère qui porte le nom de "Passage" et où un bac à rames permet la traversée vers Plougastel. Un bac à vapeur prendra le relais jusqu\'au franchissement de l\'Elorn par un pont en 1930. Après la construction du viaduc (inauguré le 25 avril 1865), le chemin de fer (qui évite le bourg de Guipavas) traverse le Relecq et Kerhuon. Deux gares sont ouvertes à Kerhuon et au Rody. La liaison avec Brest s\'en trouve renforcée.

L\'affirmation de l\'identité des deux villages du Relecq et de Kerhor, fortement typés par leurs activités maritimes et ouvrières, aboutit, après une première demande rejetée vingt ans plus tôt, à la scission, en 1896, avec Guipavas donnant naissance à une commune limitée à 643 hectares. Sa population est alors de 3504 habitants.

Un renouveau

Au XXème siècle, après la guerre 14-18 pendant laquelle les industries liées à la Défense nationale connurent au Relecq-Kerhuon leur plus grande activité, la nouvelle commune s\'urbanise. Lentement d\'abord, puis plus rapidement avec l\'ouverture de lotissements ouvriers et la construction en 1930 du pont Albert Louppe, 900 mètres de long, dessiné par Eugène Freyssinet, qui relie directement la région brestoise à la Cornouaille. Après la 2ème guerre mondiale, l\'essor de Brest, la multiplication des communications, la création de la Communauté Urbaine de Brest enfin, accélèrent considérablement l\'urbanisation du Relecq-Kerhuon qui dépasse aujourd\'hui les 11 000 habitants.

Lecture héraldique des armoiries de la Ville

Ecu : D\'Azur au navire "Kerhor" de sable, équipé et habillé d\'or, au chef d\'argent chargé de 5 herminesde sable, timbré au pont d\'or (Albert Louppe) reposant au centre sur une trabe d\'argent de l\'ancre de marine et orné du noeud plat de cordage.

Supports : A dextre, le lion morné de sable du Léon, à senestre, le bélier d\'argent de Cornouaille.
A la pointe de l\'écu, la stangue d\'argent, ornée de la banderole d\'or avec en lettres de sable la devise en breton "Kerhor araok atao". Traduction : "Kerhor en avant toujours".

Le lion morné : (ni griffes, ni dents, ni langue) est celui d\'Hervé de Léon, devenu un lion de paix pour une sanction ducale de Jean V

Le bélier d\'argent : Se trouve sur les armoiries de Quimper et remplace le cerf qui y était sous Louis XIV.

Le logo

\"LogoLe blason de la ville existe depuis Septembre 1980 date à laquelle Jean Kernéis a déposé son dossier en préfecture.
Ce blason, riche en symbole, vous est expliqué en amont.
En septembre 2008, la municipalité a décidé de se doter d’un logo faisant référence au passé (typographie du Relecq et couleur des voiles de vieux gréement) et à l’avenir (la typographie résolument moderne de Kerhuon avec un K rappelant les haubans du Pont de l’Iroise).
Le trait d’union entre Le Relecq et Kerhuon est symbolisé par une rivière jaune, couleur chaude, et sert d’intermédiaire entre le passé et le futur.
De même, la couleur pourpre est déclinable avec le logo de Brest métropole océane, communauté urbaine dont fait partie Le Relecq-Kerhuon.
Dynamisme, ouverture et sobriété : voilà les éléments à retenir de ce logo résolument moderne.